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Le sens au travail, c’est quoi ?

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Le sens au travail, c’est quoi ? 5 personnalités passionnées nous répondent

Par Camille Wong | 17/09/2019 à 16:26, mis à jour le 17/09/2019 

De gauche : Michaël Grynberg, Eloïse Pariset, Grégory Marchand, Marion Hearty, Stéphane Freitas.
De gauche à droite : Michaël Grynberg, Eloïse Pariset, Grégory Marchand, Marion Hearty, Stéphane de Freitas. @Welcome to the jungle

Près de 800 personnes étaient réunies ce lundi soir au théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris, à l’occasion du Jungle Break, un événement consacré au sens au travail. Parmi eux, une chercheuse de la Nasa, un chef étoilé, un entrepreneur social, un médecin spécialiste de la fertilité et une double championne du monde de snowboard nous racontent comment ils s’épanouissent au travail.

La première édition du Jungle Break, organisée par Welcome to the Jungle, s’est ouvert sous la thématique du sens au travail. Une dizaine de personnalités, chercheurs, entrepreneurs, médecins, architectes, sportifs, se sont succédé sur scène pour raconter leur parcours, partager leur réussite et leurs doutes.

Le sens au travail est aujourd’hui une question centrale dans la carrière d’un salarié. Selon une étude Deloitte et Viadeo menée l’année dernière, 87% d’entre eux accordent de l’importance au sens au travail et plus de la moitié sont guidés par ce critère dans leur choix de métier. Face à cette difficile quête, cinq personnalités passionnées par leur métier ont accepté de raconter aux Echos START comment, eux, ont réussi à trouver du sens dans leur travail.

Eloïse Pariset, 26 ans, chercheuse à la Nasa

Eloïse Pariset.

La bio, c’est toute sa vie. Dès l’enfance, elle développe une passion et face au cancer incurable de son grand père et les dépressions chroniques de sa mère, elle se dit qu’elle doit contribuer à la recherche scientifique. Plutôt que des études de médecine “avec toute la sélection qui s’en suit”, elle se dirige vers une fac bio avant d’entrer en école d’ingénieurs. Une fois en thèse, elle travaille sur l’impact des radiations cosmiques sur notre santé et plus particulièrement sur le cancer.

La Nasa ? “Pas forcément un rêve, mais quand j’ai pu toucher l’idée, je ne pensais qu’à ça”, confie-t-elle. Depuis 2018, elle a intégré la prestigieuse agence spatiale américaine où elle travaille désormais sur l’impact des rayons cosmiques sur l’organisme des astronautes envoyés dans l’espace.

Pour la chercheuse, la Nasa n’est qu’une étape. Où qu’elle soit, elle veut “faire des recherches sur ce en quoi (elle) croit”. Pour elle, c’est ça, le sens au travail. Même la question du salaire, l’équation insoluble des jeunes diplômés entre sens et rémunération, passe au second plan. “J’ai un bon salaire, mais ce n’est pas ça qui fait le bonheur. Il faut avoir une base qui nous permette de vivre confortablement, mais rapidement, la priorité, c’est d’avoir un métier qui nous plait”, indique celle qui effleure l’idée, un jour, de lancer une startup spécialisée dans le biomédical de haute technologie.

Grégory Marchand, 41 ans, chef étoilé et entrepreneur

Grégory Marchand.

“J’ai mis du temps à identifier le sens dans mon travail”, nous confie Grégory Marchand. Et le chef cuisinier d’ajouter : “Aujourd’hui j’ai compris que c’était le besoin d’être aimé au travers de ma cuisine, c’était de donner de l’amour aux gens.” Enfant de la Ddass, Grégory Marchand est tombé dans la “marmite” par hasard, lors d’un stage de 3ème dans un restaurant nantais. “Mais j’aurai pu être ébéniste ou carreleur”, confie-t-il.

Celui qui a fait ses classes auprès des plus grands, à Paris et à l’étranger, notamment dans les restaurants de Jamie Oliver à Londres, a décroché sa première étoile au Guide Michelin, en février dernier. Avec son restaurant “Le Frenchie”, rue du Nil à Paris, puis à Londres, Grégory Marchand a basculé vers l’entrepreneuriat. “J’ai beaucoup souffert, au début. On avait doublé nos effectifs et j’ai pris un coach en leadership pour m’accompagner dans cette transition”, raconte-t-il.

Alors que le milieu de la restauration est réputé pour avoir un management “à la dure”, Grégory Marchand met un point d’honneur à “mettre l’humain au centre de l’entreprise”. “Il faut savoir attirer les talents et surtout, les garder en créant une ambiance humaine et en laissant la place à l’erreur.”

Stéphane de Freitas, 33 ans, réalisateur et entrepreneur social

Stéphane de Freitas.

Touche-à-tout, Stéphane de Freitas a d’abord été sportif de haut niveau puis juriste dans un cabinet d’affaires, avant de se reconvertir dans la réalisation et l’entrepreneuriat. “Cela a été un long questionnement, et un jour, j’ai eu la conviction qu’il y avait des possibilités dans cette société en crise qui s’interroge sur son identité nationale, sur les religions… Il y avait besoin de réapprendre à dialoguer”, nous raconte-t-il. Et d’ajouter : “Le sens au travail, pour moi, c’est d’être aligné entre notre personnalité, nos convictions et notre job.” En 2012, il créé le programme Eloquentia pour former des jeunes de Seine-Saint-Denis à la prise de parole en public. Il le popularise en 2016, en signant le documentaire “À voix haute”.

Parallèlement, il réfléchit à un réseau social solidaire et d’entraide où l’on échangerait des biens et des services. En mai dernier, Indigo est né et revendique déjà plus 100.000 utilisateurs qui échangent, par exemple, un cours d’anglais avec des cartons de déménagement. “L’idée était de se dire comment je peux vivre dans une planète où les 26 personnes les plus aisées détiennent autant que les 3,5 milliards les plus pauvres. Est-ce que moi aussi je veux prendre part à cette absurdité ?” s’interroge Stéphane de Freitas, pour qui tout le monde peut devenir entrepreneur social et bouger les lignes.

Michaël Grynberg, 45 ans, spécialiste de la fertilité

Michaël Grynberg.

Aussi loin qu’il se souvienne, Michaël Grynberg a toujours voulu être médecin et très tôt, se spécialiser dans la fertilité. “En classe de Terminale, j’ai eu un cours sur le cycle ovarien. Tout le monde s’ennuyait, moi j’étais passionné”, s’amuse-t-il.

Au quotidien, ce père de cinq enfants accompagne des couples dans la procréation et fait de la congélation d’ovocytes, encore interdite en France (hors dons, maladie…) un combat : “Je vois au quotidien des femmes et des couples qui demandent simplement à avoir des enfants. Les femmes font des enfants de plus en plus tard et on fait face à une vraie dégradation de la qualité des ovules”, précise-t-il. Et d’ajouter : “On sait figer le temps. Ça permet de se dire ‘ok j’ai cette solution’ pour celles qui ne sont pas encore prêtes.” Pour lui, le sens dans son travail, c’est d’avoir la chance de pouvoir faire un métier de passion et d’aider les gens “à connaître le bonheur d’avoir un enfant”.

Marion Hearty, 27 ans, double championne du monde de snowboard

Marion Haerty.

Comme la plupart des sportifs de haut niveau, Marion Hearty a fait de sa passion son métier. Avant d’en arriver-là, elle a enchaîné les petits boulots : “faire des frites chez Quick, bosser pour de l’affichage publicitaire, vendre des boissons énergisantes…”, détaille-t-elle.

Quand, en 2017, elle décroche son premier titre de championne du monde freeride (descente en snowboard hors piste sur une montagne), “tout change”. La jeune femme perce dans le milieu, de nouveaux sponsors accourent… Aujourd’hui, le snowboard est désormais 100% de son quotidien avec une transition vers la professionnalisation plutôt simple : “J’ai toujours eu en tête de vivre du snowboard, j’étais préparée à gérer les sponsors, à avoir une certaine éthique en étant moi-même et en véhiculant mes valeurs”, poursuit-elle. Alors qu’elle monte sur la scène du théâtre de la Porte Saint-Martin, la jeune femme ouvre son journal intime d’adolescente : “avril 2008 : je veux pouvoir rider toute ma vie et pouvoir en vivre”. Pari relevé.

PAR CAMILLE WONG

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